Historique

Une histoire de Christian PLOIX

Né le 14 juin 1936 à Carthage.

Né sur le site de la Carthage antique, Christian Ploix a été immergé dans le monde romain et punique qui forgea son univers esthétique. En 1951, il intégra l’école de céramique du Gué à Tresmes (Seine-et-Marne), annexe de l’école des Beaux-Arts. Installé à Vallauris auprès du céramiste Neveu, dans le cadre de l’entreprise Cérenne, il débuta sa carrière de créateur de formes et de décors.

En 1959, avec sa femme Florence, il s’installa sur les hauteurs d’Alger, fabricant des petites séries de pièces plastiques en faïence. Puis il fut désigné comme membre d’un jury de sélection des productions de l’artisanat algérien.

En 1962, il fonda l’école atelier des Annassers qu’il céda ensuite à la direction de l’artisanat Algérien.

Rentré en France en 1963, Christian et Florence Ploix s’établirent à Grimaud, dans le Var, avec un four à flamme renversée leur permettant de faire du grès et de la faïence.

Oeuvre exposée au Musée de Sèvres.

 

Poterie des 3 Terres

(English version available as pdf here)

Diplôme Christian Ploix

C’est l’histoire de Christian PLOIX, un jeune potier au talent prometteur dès sa plus tendre enfance, dès qu’il découvre sa vocation, dès qu’il l’affirme en fréquentant les meilleures écoles de céramique, sous le soleil évocateur et source d’inspiration à l’infini de Vallauris et de Biot. Là, où de géniaux et remarquables artistes potiers ont un jour touché « terres » pour être un autre jour capable de résister à toutes les immersions, dans la matière.

En 1959 Christian PLOIX décide avec son épouse, Florence, de traverser la Méditerranée destination Alger, pour y ouvrir un atelier, leur séjour sera bref. 1962, c’est le retour en France des rapatriés de là-bas… Déjà. Par hasard, ils font escale à Grimaud « LE » si joli village situé sur les rives et les hauteurs du célèbre Golfe de Saint-Tropez. Découverte. Rêveries. Ils jettent l’ancre dans ce paradis sur terre, aux parfums d’un été dans les Iles, où les jardins d’odeurs succèdent aux balcons fleuris qui poussent dans des pierres de couleurs. Ainsi naît, en 1964 « la Poterie des 3 terres » : un nom et un chiffre qui vont porter bonheur au couple en devenant, au fil des carnets de voyages et des commandes, au fil des rencontres, des œuvres, des sensations et des émotions, critère de qualité et de créativité. Les célébrités Tropeziennes de l’époque – qu’il s’agisse d’industriels, de mannequins, d’artistes, de coureurs automobiles ou de prince de nulle-part et de roi de Castille – atterrissent dans leur atelier.

Diplôme Christian Ploix

Tous sans exception. Et sans exclusive. Car Christian PLOIX et son épouse créent pour tout le monde. C’est naturellement, puisque nous sommes à Saint-Tropez, que BB qui donnera le coup d’envoi. De retour de tournage de « Viva Maria », Brigitte Bardot commande pour sa cuisine de la « Madrague », un carrelage d’inspiration Mexicaine. Signé PLOIX, of course ! Suivront Jeanne Moreau, Hallyday, Barclay and co, … Parmi les commandes les plus insolites du moment : celle du décorateur le plus connu et le plus le plus couru du tout Saint-Tropez : Philippe Tallien. Il veut que « La Poterie des 3 Terres » lui fabrique en carrelage un…. tapis persan, pour « moquetter » le fond de sa piscine. Chiche ? Banco ! Christian PLOIX se met à l’œuvre.

Du coup, c’est le frère du roi du Maroc, puis encore d’authentiques Princes des Mille et Une Nuits assis sur des fortunes, qui feront appel à son talent parfois pour réaliser des excentricités simplement inimaginables.

La fabuleuse aventure des années 70 pointe le bout de son nez.

Sollicitée par le célèbre architecte François Spoerry, « La Poterie des 3 Terres » participe à la création de Port Grimaud. Carrément. Elle y réalisera plus de la moitié des cuisines et des salles de bains de cette « mini Venise azuréenne » pas une plaque de nom de rue, pas une enseigne de maison, pas un clin d’œil architectural urbain, n’échappera au savoir faire du « petit potier » devenu un grand de Provence et de la Côte d’Azur, comme il existe des Grands d’Espagne. Mais dans ce parcours d’expédition, Christian PLOIX garde solidement les pieds sur terre. Ou plutôt, sur les 3 Terres.

 

Aujourd’hui …

Florence Ploix

L’esprit qui flotte dans l’atelier de « La Poterie des 3 Terres » est toujours le même qu’au départ. Il y a bien des idées nouvelles qui sont entrées, de nouvelles orientations qui ont fait apparition. Et c’est Alexandre, le plus jeune fils de Florence et Christian, venu les rejoindre il y a quelques années qui entama la belle relève, à travers de formidables défis artistiques à relever. Sur le devant de la scène, le scénario version « Alexandre » a posé de magnifiques jarres, des poteries de jardins spectaculaires aux formes sensuelles et généreuses, alliant de véritables prouesses techniques et artistiques. Tout est toujours –air connu,«on ne change pas une équipe qui gagne »-, façonné à la main en appliquant la terre directement sur une corde, émaillé ensuite avec des couleurs qui crient, qui chantent, qui explosent, qui caressent aussi, qui charrient l’air du temps, et des glaçures d’or ou d’argent et des décors inédits au style patchwork ou à l’inspiration qui aurait fait craquer tous les«Fauves» qui se sont essayés dans des cieux aux teintes indéfinissables généreusement enflammées.

C’est toute cette atmosphère, tout ce climat, porté, poussé, tiré par Alexandre bien décidé à conquérir le monde en lui offrant sur une terre précieuse toute la magie d’une belle histoire familiale et artistique, celle d’un « petit potier » devenu maître dans l’art de créer.